Nom : Inconnu
Age : Inconnu
Taille : Inconnue
Activité : Inconnue
Mensurations : Inconnues
Humeur du jour : Inconnue
Couleur de cheveux : Blond, euh... roux, non enfin bref inconnue
Signe astrologique : Assurément née sous le signe du scorpion

Pourquoi ce pseudo de Milady ? :
Il a une double origine, en réalité : premièrement il vient d’ une lecture de jeunesse : Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas. Je suis tombée assez jeune dans les romans d’aventures, et Dumas s’est révélé mon auteur de prédilection dès mes premières années de collège. Il faut dire qu’enfant, j’étais folle de la série Sous le signe des mousquetaires, qui reprend librement l’oeuvre de Dumas, et c’est d’ailleurs sinon le tout premier cosplay que j’ai fait, celui que je date comme à l’origine de mes débuts dans le cosplay.

Est-ce que tu es capable de dire à combien s’élève le chiffre de tous tes cosplay jusqu’à aujourd’hui ? :
Euh... non. J’avoue que j’évite de compter : ca ne me servirait pas à grand’ chose, sinon à me désespérer. J’en ai surement trop fait car j’ai du en jeter pas mal par manque de place. Je n’ai pas de photos de tous mes costumes, et j’ai très mauvaise mémoire. En comptant les costumes que j’ai fait pour moi et pour des amis, je dirais entre 70 et 80. peut-être plus, peut-être moins, je sais pas...
A quoi ça ressemblait le milieu cosplay en 1999 quand tu as commencé ? :
A la même chose qu’aujourd’hui, en plus petit. Il y avait moins de cosplayers, tout le monde se connaissait, et il y avait donc beaucoup plus de ragots pourris entre les gens, et l’ambiance n’était pas franchement meilleure. Il y avait également moins de séries traduites, donc les cosplays étaient moins diversifiés, et en général, les cosplayer puisaient le plus souvent dans le fonds commun des diffusions TV, oldies, etc. On ne trouvait pas de costumes dans le commerce, on n’avait pas les belles perruques qu’on voit aujourd’hui sur ebay (d’ailleurs les perruques qu’on trouvait était hors de prix et parfaitement immondes). Les cosplayers n’étaient pas traités comme des rois, comme aujourd’hui : il n’y avait pas de super vestiaires, pas d’organisateurs qui se déplacaient avec des bouteilles pour nous donner à boire, pas de Magica qui veille aux crises d’hypoglycémie, pas de gateaux ou de Mars pour les gourmands, pas de miroir dans les vestiaires et si on en demandait, on nous regardait avec des yeux ronds.
A l’époque, il n’y avait pas de photographes talentueux comme aujourd’hui, on ne faisait pas de séances photos en extérieur, d’ailleurs les photos n’étaient pas numériques, et on avait tous des 56k pour les récupérer : on ne pouvait compter que sur la bienveillance de Maniac (un cosplayer qui possédait à l’époque le plus gros site de rapports de convention) et de Ben, le webmaster de l’ancien anime.net, site qui a énormément évolué pour devenir aujourd’hui le Cosplay-World que nous connaissons tous.
C’est horrible de commencer ses phrases par « à l’époque », j’ai l’impression d’être un dinosaure...

Pour ceux qui ne comprennent pas le but du cosplay, est-ce que tu peux décrire quel genre de satisfaction tu as retiré à fabriquer tous ces costumes ? :
Déjà, je commencerai ma réponse en demandant s’il y a vraiment « un but » dans le cosplay. Je ne sais pas si on fait du cosplay « pour » atteindre quelque chose de particulier. En ce qui me concerne, c’est venu naturellement, j’amais les manga, les anime, je me suis faite « embarquer » par des amis dans un milieu que je ne connaissais pas, et ça m’a tout simplement plu. Il y a en effet une satisfaction : pendant toute ma scolarité, et ce depuis l’école maternelle, on m’a toujours déclarée inapte pour les travaux manuels ; aujourd’hui je suis devenue capable de faire des costumes originaux, des robes d’époque, de broder, de peindre... autant de chose dont je ne pensais pas être capable. J’aime partir d’un morceau de tissu et arriver à un costume précis, ajouter des détails, travailler les doublures de mes costumes pour que ce soit aussi bien dedans qu’à l’extérieur... Je dirais donc que la satisfaction inhérente au cosplay, c’est d’exploiter le potentiel de créativité qui est en chacun de nous et qui se développe plus ou moins rapidement. Je crois qu’il ne faut pas chercher plus loin, et tout ce qu’on entend sur la recherche de gloire et autre calembredaines m’ont toujours semblé de grosses bêtises.

Comment expliques tu qu’aujourd’hui encore beaucoup sont toujours plus ou moins obligés de cacher qu’ils font du cosplay ? :
Je pense que l’image « fun » véhiculée par le loisir même qu’est le cosplay ( = se déguiser en personnages de dessins animés ou de jeux vidéo, pour schématiser) ne peut pas s’accorder avec toutes les professions, comme par exemple, un métier qui repose beaucoup sur l’image et qui poserait par exemple l’individu comme un intellectuel, une personne à responsabilités, ou quelqu’un qui doit faire preuve d’autorité. Quelle crédibilité pour un responsable lorsqu’il donne un ordre de service si on sait qu’ après le travail il se déguise en Pikachu ?
En revanche, il me semble que dans d’autres type de professions basées davantage sur le domaine de la création ou de l’artistique le cosplay est digne de figurer sur un CV, par exemple pour ceux qui font une école de couture, qui se dirigent vers le théâtre, la comédie, le maquillage, etc. Et puis il y a ceux pour qui c ’est indifférent... Bref, il faut de tout pour faire un monde !
Au Japon, outre l’amour du manga, il y a aussi comme une soupape de sûreté à vouloir être quelqu’un ou quelque chose d’autre pour un temps. Est-ce que tu crois que c’est comparable avec les cosplayeurs français ?
:
Honnêtement je n’en ai aucune idée. Il y a une grosse différence entre vouloir être quelqu’un d’autre, s’échapper un moment et faire un costume puis le porter. Personnellement, je ne m’identifie pas du tout aux personnages que je fais en costume, mais je vois des cosplayers d’une quinzaine d’années qui font vivre leur personnages et qui s’appellent toute la journée par le nom de leur personnage. Il est probable que ce soit eux qui soient les plus proches de l’esprit du déguisement. Maintenant, je pense que la société, en France, est loin d’être comparable à la société Japonaise : je ne pense pas que l’individu soit aussi oppressé par les institutions, bien au contraire.

Dans tes connaissances, quel est le cosplayeur qui a la plus belle voix et qui chante le mieux ? :
En général, je fuis les karaoké comme la peste, donc je ne suis pas sure d’être la personne la plus qualifiée pour répondre à cette question ! Je dirais que trois noms me viennent à l’esprit, mais je doute fort que ces noms parlent beaucoup, sinon aux « vieux » : d’abord, Bilal, un cosplayer très sympa qui ne fait plus de cosplay depuis des années mais qui chantait comme un dieu ; ensuite Hanta, dont on voit encore le bout du museau à quelques conventions, qui a enregistré un album à Londres, si je ne me trompe pas ; et pour finir Julie, qui chante vraiment magnifiquement, au point m’a-t-on dit, qu’on lui avait dit à un de ces fameux casting télé dont je tairais le nom faute de m’en rappeler, « qu’ils ne recherchaient pas des gens qui savait déjà parfaitement chanter ». Il y a certainement plein de personnes douées aujourd’hui, mais comme je le disais, moi, l’oreille musicale... c’est pas trop ça !
Quel est celui qui a le plus le rythme dans la peau et qui sait se déhancher avec élégance ? :
Haha ! Alors celle qui a le plus le rythme dans la peau est une demoiselle qui n’est plus trop présente ces dernières années, et sans hésitation, je dirai que c’est Rowen. Je me souviens d’une chorégraphie dansante pour un cosplay de Bust Moove en 2001, j’étais restée complètement scotchée. Après, la grace, l’élégance, tout ça, c’est franchement pas mon domaine, tout ce que je veux dire c’est que ce n’est pas moi !
Quel est celui qui peut faire le maximum de choses avec le moins de tissus ? :
Excellente question ! Si cette personne existe qu’elle se fasse connaitre, j’aimerai bien qu’elle m’aide à optimiser mes dépenses en tissus...

On est en avril, où est ce que tu en es de tes bonnes résolutions de 2008 ? :
Je hummmm eh bien en fait... hmmm, il faut avouer que... mais en réalité...
Bon.
Pour être honnête... c’est une question de perspective...
Tu espères qu’ils se sont dit quoi Jim Morrison, Balzac et tous les autres quand ils ont assisté à notre petite séance photo ? :
Oh, ils sont déjà morts, ça n’a pas pu les tuer...










