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Jan Dark

Dark Funk

samedi 1er septembre 2007, par shadow

Enigmatique. Multiple. La classe à l’italienne, le flegme à l’anglaise, il est de ceux qui ne se laissent pas définir facilement. Peut-être trouverez-vous dans sa musique quelques indices mais vous ne ferez alors qu’éfleurez la face de l’iceberg. La seule vérité qui ne pourra pas vous échapper c’est que l’homme a du talent.


Voir en ligne : Jan Dark sur Myspace

Les autres liens :
JabbaZabba (projet parallèle détonnant et édifiant mixant ABBA avec du Jay-z)

D’ou veins-tu Jan Dark ? :
Je viens d’Allemagne. C’est mon pays de naissance mais j’ai partagé ma vie entre ce pays et Paris où j’ai débarqué il y a 18 ans.

Est-ce que c’est vrai cette histoire comme quoi tu aurais commencé la musique pour faire enrager tes parents ? : _ (Rires) Presque. J’avais lu quelque part que si on avait vraiment envie de punir ses parents et qu’on a pas le courage d’êtrre homo, on devient artiste. Mais bon, de toutes façon, j’avais des ambitions artistiques depuis toujours.

Est-ce que tes parents avaient des attentes spéciales par rapport au métier que tu ferais ? :
La musique jouait un grand rôle en famille. On en faisait, il y avait un piano sur lequel il fallait jouer et des cours payés par les parents mais tout ça devait rester un loisir et ce n’était pas considéré comme un vrai métier. Donc quand je me suis orienté par là, mes parents n’étaient vraiment pas contents... mais j’ai persisté.

Finalement, est-ce que ça leur fait plaisir que tu sois en passe de devenir une star de l’electro-glam-soul/heavy-disco-pop ? : Je crois que ma mère aurait préféré me voir derrière un piano à chanter des ballades à la Elton John. Mails si je deviens une star intersidérale, ils finiront peut-être par aimer. De toute façon même si au début ils étaient inquiets, ils voient que ça fait maintenant 13 ans que je me débrouille en tant que musicien et ils sont plutôt contents. Quand je joue près de la frontière allemande, ils viennent même me voir.

Avant d’entendre « Cheap » sur ton profil Myspace, je n’avais jamais entendu parlé de toi. Est-ce possible que tu sois encore méconnu ? :
Dans la mesure où ma musique n’a jamais été distribuée, pour l’instant c’est normal que ça reste confidentiel. A Paris il n’y a qu’une quarantaine ou une cinquantaine de personnes qui me connaissent. Ca va changer parce qu’il y a un clip en préparation pour la chanson “Cheap”. Ca va se tourner en septembre et ce sera sûrement en téléchargement quelque part, je sais pas encore.

Comment est-ce qu’on en vient à faire de l’électro-glam-soul ? :
En vérité j’éssaie d’éviter les étiquettes et garder un peu de liberté. Je cherche à faire une musique qui me fasse plaisir à moi même. J’y mélange des styles que j’aime tout essayant de rester cohérent.

Quelles sont tes sources d’inspiration ? :
Un peu de tout. La réponse va être différente du jour au lendemain. Depuis avant-hier, j’écoute beaucoup de Bolywood par exemple. Musicalemnt, mes racines s’étirent un peu partout. J’ai commencé à chanter à la chorale, j’ai fais de la musique classique, un peu de violoncelle, du piano après il y a eu Nina Hagen et Prince qui ont débarqué dans ma vie. Donc tout ça a fait un mélange. Public Enemy à 18 ans... ça s’enchaîne et je suis toujours à l’affût. Tiens, là pour le moment je pense que je vais me pencher un peu sur la musique médiévale. Prochainement je comptes m’improviser DJ et faire des mash up entre Jay-Z et Abba. Ce sera visible sur une page qui va s’appeler Jabba Zabba... hi hi Abba est un de mes groupes préférés, une de mes plus grandes inspirations.

Est-ce qu’il y en a d’autres comme toi ou est-ce que t’es le seul de ta catégorie ?
En tout cas, il y a certainement des prédécesseurs. D’autres aussi de qui je m’inspire. Je crois que les Basement Jaxxx, c’est pas très loin ou Too Many DJ’s. Je crois que le fait de mélanger tout et n’importe quoi, c’est un mouvement qui devient de plus en plus large.

J’imagine que pour produire un son aussi bouillonnant et métissé, tu dois puiser dans des centres d’intérêt divers et variés ? :
Mes centres d’interêt, ça reste la musique quand même par dessus tout. J’essaie aussi de me nourir de livres, de films et d’expos... la cuisine aussi. Je reste curieux des choses qui m’entourent. Ah oui, en débarquant à Paris, j’ai aussi fait parti d’une chorale antillaise, j’en ai gardé quelques influences caribéennes dans ma musique.

Quand on évoque ta musique, quelles sont les choses qui te font plaisir ? :
Je sais pas mais je suis parfois étonner de découvrir ce que les gens arrivent à décortiquer dans ma musique, genre qui y entendent des choses que je n’ai jamais mis dedans. Ou d’autres encore qui sont par exemple persuadés que je dois être un fan de New Order ou tel autre groupe alors que je n’ai peut-être entendu qu’une chanson à la radio. Il y en a un après un concert qui m’a dit qu’il était certain que j’étais un fan d’Al Jarreau... un autre aussi qui m’a dit que je chante comme Tom Waits. (ah, ah) Moi je vois pas du tout le rapport.

Quelles sont les choses qui t’énervent ? :
Ben justement quand on me sort ce genre de trucs. Le pire truc qu’on m’ai dit une fois, c’est que ma musique sonne très allemend... mais bon, je suis allemend, je devrais pas me vexer.

Si je te traite d’Electro White Wizzard, est-ce que tu vas avoir envie de me casser la guelue ? :
Non, j’aime bien du moment que c’est imaginatif. Si ça stimule les gens, moi ça me va.

Il y a un paradoxe dans ta musique. Elle donne envie de faire la fête mais les paroles ne sont pas forcémment droles ni gaies comme par exemple dans Church Boy. Qu’est-ce que tu peux dire là dessus ? :
Oui, c’est vrai, quelqu’un m’a un jour proposé d’appeler ça le “glauque festif” ou “happy glauque”. Disons que comme tout un chacun, j’ai mon côté sombre. J’aime bien l’exprimer dans mes paroles, ça me permet de prendre du recul. J’aime bien par exemple les paroles de Morrissey. Même si c’est toujours très dépréssif, il y a toujours beaucoup d’humour là dedans. C’est une de mes idoles. J’aime ne pas m’arrêter seulement à la musique. De toute façon je m’appelle Jan DARK, alors il n’y a aucune raison de ne pas continuer.

A qui tu voulais ressembler étant petit ? : Aucune idée. Il y en a trop.

C’est encore un peu loin mais qu’est-ce qu’on peut espérer pour toi en 2008 ? : Ben que le projet Jan Dark décolle vraiment. Le single « cheap » va sortir. Espérons que ça suscite assez d’intérêt pour qu’il y ait un album et que ça me permettent de tourner. Voilà.

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